Ce point est essentiel car certains ne sont motivés que par l’argent et d’autres avancent que tout travail mérite salaire.

1 – Ceux qui considèrent que ce salaire est illicite dans l’absolu et sous condition :

1 – 1 Abd Hurrayrah et Uthman Ibn Affân : Eux pensaient que le salaire de la hijama est illicite. Ils rapportent que : «le Prophète a interdit le salaire du hajjâm ».

1 – 2 l’imam Ahmâd : lui émet une distinction entre l’homme libre et l’esclave. Il a autorisé le salaire pour l’esclave  et interdit pour l’homme libre qui souhaite en tirer profit, à mais que cet argent serve à nourrir les animaux et les servants.

2 – Ceux qui considèrent, et c’est l’avis le plus répandu,  que ce salaire n’est pas illicite mais détestable :

2 – 1 l’imam Ibn Al Qqayyim : il est d’avis que le salaire est licite car le Prophète avait donné une rétribution pour avoir subi la hijama et il avance que si cela devait être gratuit,  le Prophète  n’aurait rien donné.

2 – 2 l’imam As Sanani : il dit : «  certes, ce qui est mauvais est contraire à ce qui est bon, mais cela suffit-il à l’interdire ? »

 

Conclusion : idéalement, la hijama devrait donc être une pratique à but non lucratif, néanmoins il nous apparait selon les avis les plus répandus que demander une rétribution soit permis, bien que détestable.

Le praticien est avant tout un professionnel de santé qui souhaite à travers la hijama participer à l’effort de préservation de la bonne santé pour tous.

 

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