Août 24, 2015
FORMATION HIJAMA JUIN ET JUILLET 2016

Le Passé

QUE SAIT-ON SUR LA HIJAMA ET SON HISTOIRE ?

C’est un des plus anciens arts de soigner que l’humanité ait connu et qui remonte à des milliers d’années, datant de l’époque pharaonique. Actuellement, elle est développée par les écoles chinoise, allemande, américaine et syrienne.

La pratique de la hijama n’est pas nouvelle, elle est décrite sur des papyrus datant de plus de 1500 ans avant le début du calendrier grégorien, le fameux papyrus d’Ebers.

Gallien et Hippocrate l’ont pratiqué et recommandé. La hijama connait un nouvel essor au 10° siècle sous l’impulsion d’Ibn Sinâ (Avicenne) à travers son ouvrage médical (5 tomes) « le canon de la médecine ». Le chirurgien  Az zahrâwi (Albucassis) du 11° siècle y avait recours aussi et en parle dans son encyclopédie médico-chirurgicale (30 volumes) « la méthode en médecine ».

Au 13° siècle, un autre chirurgien en fait la promotion à travers un traité sur la chirurgie. Au 17° siècle une autre figure émérite de la chirurgie vante les bienfaits de la hijama, il s’agit d’Ambroise Paré. La hijama tend à se démocratiser dans toute l’Europe. Cela se vérifie dès le début du 20° siècle aussi bien en Europe qu’aux USA. Le professeur Hopkins Johns de Baltimore, co-fondateur de l’université de médecine, fût l’auteur dans les années 1890 de « The principles and practice of médecine ». Cependant la hijama connut un déclin au milieu du 20 ° siècle, en occident avec l’arrivée de l’industrialisation des médicaments tels que les antibiotiques et antipyrétiques.

En Asie, la hijama a continué de jouer un rôle prépondérant, ce qu’on appelle la médecine traditionnelle chinoise.

En 1990, les médecins y apportent à nouveau de l’intérêt.

Ces blessures légères qui provoquent le saignement se font toujours initialement au niveau de la 7e vertèbre cervicale. En plus de cette région du corps, d’autres points sont rajoutés selon les maladies.

La HIJAMA, dite médecine prophétique, est une méthode thérapeutique qui intègre ou fait référence à plusieurs disciplines comme l’acupuncture, la réflexologie, la purgation.

La « HIJAMA » dont l’appellation en arabe provient du mot « Hajm » (sucer, absorber, aspirer, extraire) a été longtemps pratiqué par nos coiffeurs à la place « hajamine » du temps où ils ont été de véritables « hajam » (extracteur de sang) et « tahar » (praticien de circoncision) et non « hallak » (coiffeur) se consacrant exclusivement à la coupe de cheveux. C’est une technique ancestrale datant de l’époque pharaonique qui consiste à soulager le patient du mauvais sang agglutiné au dos entravant la circulation pouvant engendrer de nombreuses maladies.

Ventouse et scarificateur aux hospices de Beaune (17ème siècle):

La saignée a été utilisée et étudiée par les Chinois comme thérapie des maladies internes depuis 4000 ans environ et nombreux sont les auteurs d’ouvrages médicaux islamiques anciens, qui ont étudié la saignée et ses vertus thérapeutiques. C’est une pratique recommandée des médecines Ayurvédiques et chinoises ancienne, qui a été adoptée par la tradition islamique (Le prophète Mohammed SWS la recommanda de nombreuses fois aux musulmans).

Nombreux sont les auteurs d’ouvrages médicaux islamiques anciens qui ont étudié la saignée et ces vertus thérapeutiques, entre autres :

Al Zahraoui, Mouafaq Addine Al Baghdadi, Ibn Al Qayim, Ibn Sinae (Avicenne), Assuyûtï.

La HIJAMA aurait été transmise aux Européens grâce aux universités de l’Andalousie ; elle a eu droit d’exister en Europe jusqu’à la fin du XIXe siècle, puis a laissé place à la médecine moderne. Son efficacité est très importante et tend à être démontrée scientifiquement dans des universités et laboratoires principalement Américains et Allemands.

 

 

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